Quid de Seria Ludis

Auteur, Game designer, consultant formation , j'ai réalisé plusieurs projets ludopédagogiques, participé à des concours de créateur, édité un jeu, "Termik" et j'édite un projet chez Funforge". Dans Seria Ludis, je vous propose de découvrir mes avis, mes projets et ma contribution au monde du jeu et de la formation.

lundi 8 avril 2019

Journal d'un meeple jour 4 Palerme


Palerme, coté face

 Avant propos

Les mystérieuses histoires de tonton Gigi

 - Aujourd'hui les enfants, je vais vous raconter l'histoire des momies de la crypte des capucins de Palerme.
-Et oui !
- Tout à commencé au 17ème siècle. Les moines du prieuré capucin de Palerme avaient un tout petit cimetière avec plein de morts. Quelqu'un sait ce qu'est un capucin ?
Oui Xavier ?
En effet, c'est un singe avec le cul rose et une coupe de cheveu ridicule, mais aujourd'hui nous nous intéressons à un autre capucin.
Personne ?
Bien, un capucin, c'est une espèce de singe avec une coupe de cheveux ridicule et le cul rose, mais qui croit en Dieu, ce qui le rend absolument supérieur à n'importe quel autre singe.
- Revenons à nos agneaux (c'est comme des moutons mais en plus jeune et plus sacrifiable)
Comme les gens continuaient à mourir et que les anciens morts ne voulaient pas laisser la place aux nouveaux, ils songèrent à entasser les morts dans un nouveau coin. Sous le prieuré, il y avait de vieilles galeries qui avaient une fâcheuse tendance à dessécher la viande qu'on y entreposait. Comme le besoin de place se faisait pressant, les moines se dirent qu'une fois vidés des morceaux inutiles on pourrait y mettre à sécher les vieux moines usés. Ni une ni deux c'est ce qu'ils firent. Et là miracle, une fois trempés dans le formol et desséchés par l'atmosphère de la crypte, les corps se préservèrent. Et on put apprécier longtemps le beau sourire de frère Sylvestro. Si longtemps d'ailleurs que ce nouveau procédé d'inhumation fit fureur à Palerme. Et bien vite, les pauvres gens qui avaient trop de sous demandèrent à se faire vider les entrailles et dessécher pour que leur famille aimante puisse aussi profiter longtemps de leur beau sourire.
Non Juliette, les moines ne sont pas vénaux. Ils essaient de survivre dans un milieu complexe. S'ils étaient vraiment vénaux, ils feraient visiter leur crypte à des milliers de touristes, ils vendraient des photos et ils mettraient en scène les corps des enfants de tous ces pauvres riches qui se sont fait embaumer dans leur plus beaux habits.
D'ailleurs, à ce sujet, les enfants, il est temps d'y aller !
Non Olivier, nous n'allons pas éclater du zombie dans un vieux cimetière maudit. Mais ce sont des momies, pas des zombies que nous allons voir. Comment ça Conan il en a rien à faire, Zombie ou momie il leur pète la tête. Oui c'est vrai, mais c'est Conan...
Maxence, arrête de trainer la patte et relate nous donc la suite de ton journal !

Palerme aux deux visage

Palerme est une ville étrange. Vous l'aurez peut être compris notre petit groupe a décidé de se rendre au sud de la ville pour aller visiter cette étonnante crypte. Et pour s'y rendre nous avons choisi de nous y rendre à pied. Ce sera pour nous l'occasion de découvrir l'autre face de cette cité. Lors de notre périple, nous traversons d'étranges parcs où poussent d'énormes Ficus magnolias aux racines aériennes. Plus loin un buisson d'ortie crève le pavage du trottoir. Ici, entre le béton éclaté des trottoirs trop étroits poussent toute une litanie de mauvaises herbes. La nature reprend ses droits. Bien vite nous proposons une hypothèse. Les quartiers sud de Palerme abritaient surement une ancienne université de magie druidique. Suite à une incompréhensible erreur d'invocation, un sort majeur de végétalisation a échappé à tout contrôle. Ses effets se sont répercutés jusqu'aux abords du palais royal. Les quartiers sud sont peu à peu envahi par une végétation sauvage qui prend la place du béton. D'étranges petites chapelles abondent à chaque coin de rue surement pour contrer l'invasion végétale. Après une bonne heure dans des rues cocasses nous arrivons à la crypte des capucins. Le spectacle est saisissant. Après une volée de marche, nous entrons dans une crypte aux murs blanchis. Les corps, par centaines sont exposés dans des alcôves, pendus au mur, scénarisés. J'ai le souvenir d'une chapelle composée essentiellement de corps d'enfants et de nourrissons dont les positions singeaient des posture du vivant. Si le mausolée accueille près de 8000 corps, 3000 d'entre eux sont momifiés par calcification. Les premières momies datent du 17 ème siècle les dernières du début du 20 ème siècle. Pendant les années de guerre la crypte est fermée pour être rouverte dans les années 80. Depuis le passage des milliers de touriste, le gaz carbonique qu'ils dégagent, les ouvertures pratiquées pour faire rentrer la lumière ont transformé l'atmosphère et dégradés les momies.
Cette visite s'inscrit totalement dans notre concept de tourisme geek.
Nous continuons notre visite du vieux Palerme en nous arrêtant dans un café pâtisserie. Notre petit groupe d'une dizaine de personne investit la terrasse et perturbe les habitudes des anciens qui s'interrogent sur la présence de cette bande de touriste bruyants dans leur coin de tranquillité.

La face claire

Après les rues pittoresques du sud de Palerme, nous arrivons au abords du palais royal. Larges trottoirs entretenus, beaux bâtiments,  parcs et végétaux organisés forment un contraste saisissant avec les rues que nous venons de quitter. La cathédrale, majestueuse, n'est pas aussi surchargée que la plupart des bâtiments religieux du pourtour méditerranéen. Une claire lumière tombe sur de blanches colonnes. Sur le marbre, au sol, prés de l'autel est dessiné un horoscope, il s'agit d' une horloge astronomique. Là, ma balance siège auprès du bélier de Sabrina, si ça c'est pas un signe.
Il y aurait encore beaucoup à montrer de Palerme, les étranges statues qui encadrent un palais de justice, souvenir de la gloire fasciste.












Le Teatro Massimo Vittorio Emanuele , le plus grand théâtre d’Italie et le troisième plus grand d'Europe. Le mieux consiste encore à vous rendre sur place et à penser à faire un détour par ces quartiers moins connus du sud de la ville.

mardi 2 avril 2019

Journal d'un meeple jour 3 l'escale dont on ne revient pas

lumière et démesure quand l'espace est un luxe

Avant propos, humour macabre

Si j'en crois Gigi, il est un secret que les compagnies de croisière cherchent à protéger. Les bateaux de croisières ne sont pas ce lieu de plaisir et de joie tant vanté. Ce seraient en réalité le lieu idéal pour organiser son suicide. Oui je sais c'est pas vraiment le truc le plus joyeux que j'ai raconté depuis le début de ce journal.
Pourtant à bien y réfléchir, si vous montez dans le bateau pour mettre fin à vos jours, ne devriez vous pas payer moitié prix ? N'y aurait il pas moyen d'organiser des séjours thématiques ? Et puis à tout prendre, ça libérerait la cabine plus vite et ça améliorerait les rotations et donc  la rentabilité...
Oui ok c'est bon ça va j'ai compris, je sors !
D'autres se posent la question regardez cet article

L'escale du jour

Nous ne comprenons pas pourquoi mais personne n'a voulu participer à la sortie thématique du jour : "L'escale sans retour"

Au programme 

Heure de départ : quand vous voulez

Heure de retour : non prévue

Description : Une expérience unique et définitive, une proximité avec la nature à un niveau jamais égalé, visite des fonds sous marins, nourriture des poissons, disparition...

Sans sujet sérieux pour cette journée je vais donc vous parler des jeux qu'on a pu tester pendant la croisière.

La croisière s'amuse

Jour zéro : bienvenue à bord

 
Un jeu avec des passagers dedans qu'il est bien ... euh en fiat je sais pas, j'y ais pas joué. J'avoue ne pas être très attiré par les roll and write et tout ces machins où on remplace un solide plateau en carton commun par des petites cases sur une feuille volante. On a beau être pousseur de cube assumé on a un standing a tenir et le plateau en carton c'est la base !





 Jour 0 Corinth


Yspahan est un excellent jeu de Sébastien Pauchon. Un jeu avec des dés un beau plateau des majorités à tenir avant l'échéance du décompte, de l'interaction, du suspense, des stratégies ouvertes. Ysaphan est un excellent jeu.
Comment ? on me dit dans l'oreillette qu'il faut que je parle de Corinth le jeu de Sébastien Pauchon avec des feuilles volantes à cocher, des dés à lancer et choisir, sans plateau commun en carton solide.
Oui ben c'est bien ça Yspahan est un excellent jeu...

Jour 1 Terraformons en famille

Non je ne parlerais pas de Xavier et de sa drôle de manie consistant à faire tous les jours une partie de Terraforming mars avec de nouveaux joueurs. Je ne dirais pas qu'il est terraformo dépendant, qu'il a caché une photo dédicacée de Zarglub le martien dans une pochette cousue prés de son petit cœur, qu'il se réveille la nuit en hurlant "envoyez les astéroïdes et les pluies de météorites !". N'insistez pas je ne vous en parlerais pas, vous dis-je !
Sinon le jeu ? Ben il est bien, très bien même. Je lui reproche juste de ne pas laisser beaucoup de chance à de jeunes joueurs face à des joueurs confirmés. Ces derniers bénéficient d'une bonne connaissance des cartes pour projeter des stratégies éclairées. Quand les inexpérimentées doivent découvrir les cartes, en comprendre le sens (pas mal de texte et d'iconographie) et l'utilité avant de commencer à faire quelque projection que ce soit.

Jour 2 il est beau il est pas cher qui veut mon trône de fer ?

Seconde édition d'un jeu qui anima les tables ludiques au début des années 2000 (je vous parle d'un temps que les moins de 20000 ans ne peuvent pas connaitre). Si l'aspect esthétique a été amélioré, que les illustrations sont bien plus attirantes, le trône de fer seconde édition reste un méta risk. Oui faut pas s'en cacher, il n'y a pas de honte. C'est un jeu de territoire avec de la baston dedans qui dure 3 heures. Alors bien sur y a des différences. Le combat est géré par un système de carte efficace qui illustre correctement l'épuisement des armées (quand j'ai plus que des cartes pourries à jouer ben faut que je les joue avant de récupérer tout mon deck). La gestion de la logistique est correctement retranscrite par les limites de taille d'unité. Le jeu rajoute une dimension "diplomatique" qui permet aux joueurs de discuter, s'arranger, comploter, faire plein de truc en "er". La partie a une certaine intensité et jusqu'au dernier tour l'issue est incertaine. Mais, parce qu'il y a toujours un mais, les mécaniques sont datées, le jeu assume son age, il reste poussif asymétrique et déséquilibré il impose à chaque joueur de rentrer dans son rôle et de jouer sa partition : Stark le nord, Greyjoy les cotes de l'ouest, Lannister le coeur des 7 royaumes... A cela on rajoute le peu de goût de ma tendre moitié pour se type de jeu et on a une partie plaisante mais pas affolante. 
Peut être que le nouvelle et tant attendue extension la mére des dragons pourra renouveler le plaisir de la chose.

Jour 3 Maya plus de maïs ?

Tzolkin ce nom imprononçable résonne en moi avec la promesse  des nœuds cérébraux qu'il va me procurer. J'avais joué à ce jeu il y bien longtemps, presque à sa sortie. Son possesseur nous avait fait miroiter les merveilles insoupçonnées des trésors cachés du peuple maya. Mais avait oublié un point de règle, comme à son habitude. Ce qui sur un jeu de cette densité revient à essayer de courir un marathon avec un sac de cailloux sur le dos. C'est moins pratique. J'avais pourtant apprécié le jeu ses mécaniques pernicieuses et le travail éditorial remarquable un plateau en puzzle surmonté de roues à engrenages reliées à une plus grande roue centrale qui représente le passage du temps. A chaque tour la roue du centre bouge entrainant toutes les autres et changeant donc la physionomie du jeu. Ce jeu est clivant. détesté par les uns adoré par les autres je crois que je fais partie de cette dernière espèce.
Je passe donc ma journée à potasser les règles et suis enfin prêt vers 14h00 Aurélia et Sab m'accompagneront dans l'aventure Xavier est encore perdu entre le mont Olympe et la vallée Marineris ou sur l'un des satellites de la petite planète rouge. J'explique les règles et (1 heure plus tard) c'est parti on commence à jouer. Les coups s'enchainent la roue tourne on commence à se faire des nœuds au cerveau (le bonheur) tout va bien. Et là... le drame ! Il faut quitter la salle, tout démonter, tout défaire mais, mais, mais, j'avions pas fini. Je soyons pas prêt, en plus j'ai plus de maïs et le crane de cristal là on y touche pas il est moi ! à moi, à moi, à moi ! Mon précieux. Excusez moi je me reprend. Bon ok on va prendre des photos, tout démonter et tout remonter et on va aller se finir ça sur le pont 12, Grrrrr ! une fois tout remonté, et une petite heure plus tard, Aurélia nous plie définitivement. Nous restons pantois sur le bord du plateau à compter nos épis de maïs éparts. Raaaaah j'aime bien Tzolkin.

Jour 3 Dragon Castle, termik

Pas d'avis précis sur ce jeu, les filles y jouaient pendant que je lisais les règles de Tzolkin. C'est un truc avec des tuiles de mah jong.

J'en ai aussi profité pour faire une partie de termik alors évidemment personne ne connait ce jeu. Normal j'en suis l'auteur. J'en ferais 2 parties pendant la croisière et les deux parties ont été plutôt appréciées. C'est un jeu de course de Parapente, pas vraiment le truc le plus sexy de la galaxie mais ça marche et c'est fun.

Jour 3 century la route des épices

Pas grand chose à dire, j'aime ce jeu. Je l'ai à la maison. Il est simple efficace et nous avons passé un bon moment avec Catherine et Xavier. Pile poil ce qu'il fallait. Bien sur, Xavier a gagné. Alors cette partie m'est resté en travers de la gorge. Mais je suis pas rancunier... Ou presque, la prochaine fois ça se passera pas comme ça.
Si vous voulez savoir ce que je pense de Century je crois que j'ai un vieil article sur le sujet par là

Ce devait être un petit article sur rien puisque c’était la journée sans escale et je me retrouve avec le plus gros pavé de ce journal.
Merci aux plus courageux d'entre vous d'être arrivés jusqu'ici.

vendredi 29 mars 2019

Journal d'un meeple jour 2, Palma de Mallorca





Avant propos

Les Baléares sont des îles méditerranéennes ou il pleut toujours. En effet chaque fois que je suis allé à Palma de Mallorca (une seule fois) il pleuvait. Cette vérité c'est vérifiée dans 100 % des cas. Je plains sincèrement les habitants des Baléares.

La pluie n'arrête pas les braves !

Le ciel est gris l'eau tombe à grosses gouttes, Lady Fae a un trou à sa chaussure, Ghislain a des espèces de convers en toile au pied qui font déjà floc floc, vous croyez que ça va nous arrêter ?
Non pas, une compagnie d'intrépides aventuriers s'avance courageusement dans les rues de Palma. De pied en cap ils sont équipés armés de parapluie (pour ceux qui n'y sont pas allergiques) de k-ways et autres artifices capillo protecteurs.
Notre bravoure n'a pas de limite mais arrivés sur le parvis de la cathédrale, nous nous résignons à quitter les flaques Baléares pour pénétrer dans "El Almudaina el palacio del rei". Ben oui quoi une conquête sans palais c'est comme une princesse sans dragon.

Un concept innovant : la visite Geek

Prenez une bande de ludopathes : il y a Juliette, Olivier, Xavier, Catherine, Aurélia, Ghislain, Romain, Sabrina, moi... on est plein on est bien, on est entre copains. Prenez une ruine bien construite: l'Almudaina. Laissez chauffer le tout. Et bien vite c'est le bazar.

Les dragons poussent sur les casques,

 
les arbalètes tirent des elfes (ou l'inverse je sais plus bien)

les plafonds divisent les salles, les lions ont la tête plate et les fou rires fusent.


























Mais que ferait Conan dans cette situation ? Olivier, une réponse ?

Après l'effort, le réconfort

Si dehors la pluie a cessé dans nos petits corps meurtris la faim se fait. Et c'est vaillants, gaillards mais affamés, que nous arpentons les rues de Palma à la recherche d'un bar à tapas. Pas celui là trop touristique, pas celui là c'est une pizzeria, euh ben celui là qu'est peinturluré en mauve avec des nains de jardin dorés du meilleur gout, il semble pas mal puis on a faim zut !
Pour d'évidentes raisons de décence, je ne vous montrerais pas de photo du ravage que peuvent produire une dizaine de touristes geek affamés sur les tapas mallorcains.

Palma et moi et moi émoi

Palma c'est beau, c'est pluvieux mais c'est chaud, dans le cœur. Comme le souvenir ému des premiers moments partagés avec une bande de copains. Comme le sentiment d'appartenir à quelque chose, d'aimer ça, de l'accepter et d'en rire sottement. Comme l'envie que jamais ça ne cesse. Palma c'est notre fondation le premier jour du reste du voyage. Merci d'avoir bravé la pluie avec nous.

mercredi 27 mars 2019

Journal d'un Meeple jour 1, Barcelona

La fontaine aux dragons du parce de la Ciutadella

Avant propos les calendriers dés calés ^^

Pourquoi jour 1 ? Et pourquoi pas? Nous sommes en mer depuis un jour et pour moi le voyage commence avec Barcelone.
Autre point à préciser j'ai décidé de ne pas parler de jeux dans ce journal mais de m’intéresser plutôt aux joueurs. Je ferais un petit post plus tard sur les jeux que nous avons joué.

Du remblais dans la Rambla

Ma première expérience de Barcelone remonte à 2 ans, en famille, en été... Un enfer. J'avoue que cette première étape ne m'enchantait guère. Nous avons pris le bus et somme arrivés au bas de la Rambla. L'accueil est à la mesure de mon enthousiasme : une grève des chauffeurs routiers sature les routes de camions et de coups de klaxon. Je suis fatigué.
Puis courageusement nous sommes partis à la découvert des étapes locales de notre Meeple Map. Vous vous souvenez la carte jeu qui nous permet de découvrir ludiquement les villes de notre périple. La première indication nous propose de remonter la célèbre artère Barcelonaise vers un palais... qui n'existe pas (une erreur c’était glissée dans la dénomination du dit palais). Arrrrggggh !
Je vous l'ai dit mon enthousiasme est modéré, douché par le concert de klaxon, les consignes de la meeple map sont confuses (ou bien est ce mon esprit) nous rangeons donc notre fascicule et décidons de nous perdre dans les rues traversantes. Nous sortons de la Rambla et retrouvons le calme relatif du Bario Gotico.
Heureusement en Espagne ils font tout pour te redonner le sourire et c'est comme ça qu'on découvre d'authentiques distributeurs à mandarines fraiche en libre service dans la rue.
Malheureusement les produits sont inaccessibles sans échelle, va falloir retravailler le concept.
On avance un peu on écarte les meutes de vendeurs de circuits touristiques et autres magnets pour arriver devant la basilique Santa Maria del Pi bien que moins connue que la Sagrada familia le bâtiment vaut le détour. Nous décidons donc d'en faire le tour. Les palais et les églises se mêlent aux immeubles historiques pour donner à ce quartier un charme réel, comme une sorte de voyage dans le temps.

Le parc de la Ciutadella

Mais la vraie découverte de Barcelone, pour nous, c'est le parc de la Ciutadella. Un havre de paix au cœur de l'agitation urbaine. Ici les mammouths paissent en liberté. Les dragons ont repliés leurs ailes pour s'endormir d'un sommeil de pierre sur la margelle d'une monumentale fontaine.
Les politiciens habitués à l'oisiveté ont installé ici leur parlement. Ils sont habitués à ne rien faire et c'est vrai que ce parc encourage la procrastination, il appelle à la sieste et au repos. Nous nous arrêtons 2 heures pour manger un morceau.
Bien sur notre chemin croise celui d'autres Meeples puisque la meeple map proposait la visite du lieu. Les rencontres sont polies avant de nous connaitre, nous apprenons à nous reconnaitre.


Nous continuons notre chemin revenons sur la Rambla et passons un moment à la Boqueria. Heureusement nous avions déjà mangé. La tentation aurait été trop forte.

 

Tous à bord !

Après quelques déambulations, et autant de dizaines de photos, nous nous décidons à repartir sur le bateau. C'est l'occasion pour nous d'aller faire un tour à la ludothéque. De voir d'autres joueurs et de rencontrer le premier phénomène de notre futur petit groupe : Xavier "le martien".
Comment parler de Xavier sans aborder son addiction. L'homme use et abuse de sables rouges, d'atmosphères réduites, de pluies d'astéroïdes et ceux au minimum une fois par jour.

Et bien sur nous avons rencontré le deuxième pilier de notre étrange cohorte : la très musicale Lady Fae of Chaos, Aurélia "j'ai toujours une chanson sur les lèvres". J'aimais les chansons que j'écoutais sur les albums de naheulband. J'aime plus encore la femme qui les chante.

La partie prendra fin vers 23h00 nous avons perdu la partie bien sur mais nous avons gagné le plaisir inénarrable d'une excellente compagnie. Si agréable que nous ne nous quitterons plus de toute la croisière.

mardi 26 mars 2019

Journal d'un Meeple jour 0, l'embarquement

Au bout du port le monstre nous attend

Jour 0, avant propos

C'est aujourd'hui le grand jour, 
Nous allons tous embarquer,
Depuis Marseille un petit tour
Et en route pour la traversée

Le Costa Diadema, 

vu la couronne je te dis pas la taille de la princesse

Après avoir traversé Marseille et pris un bus conduit par un ex pilote de formule 1, nous arrivons, entiers au port d'embarquement. Au loin nous voyons le bateau, navire, immeuble, truc, qui nous transportera vers de ludiques aventures.

L'enregistrement se fait tôt et sans problème, nous sommes accueillis par Jérôme et une partie de l'équipage. Nous faisons connaissance des premiers Meeples, échangeons boutades et sourires. Je vais bien tout va bien, le cœur bas vite, ça fait 6 mois qu'on en parle et c'est là !

Mais bientôt dans la salle d'attente, nous supportons la sollicitation incessante du personnel Costa. Et c'est la valse des propositions : l'un nous propose un Spa à deux mains, quatre mains, à la pierre chaude, l'autre le forfait boisson tout compris avec cocktail, l'un le Spa tout compris, l'autre le forfait boisson à quatre mains, l'un le Spa avec cocktail, l'autre le forfait boisson à la pierre chaude. Je sais c'est confus mais pour moi tout se mélange, un peu comme le cocktail et la pierre chaude. Enfin l'annonce retentit : le groupe 5 peut embarquer.
Une petite photo débraillés, sac sur le dos et hop on embarque...

Par Crôm !

Ce  truc est démesuré, ça brille, ça flashouille, c'est coloré, c'est bruyant, ça bouge, c'est vivant, c'est énorme !
Vite un truc à manger pour faire passer tout ça. Nous prenons notre premier repas en bonne compagnie avec Dimitri et Anne-Catherine les auteurs de Big monster et Mickaël et Aurélie la gagnante du concours sur facebook.
Comment expliquer le sentiment étrange qui nous étreint? Quand on se rend compte qu'on fait partie d'une famille, que nous parlons un même langage, que nous avons les mêmes passions, qu'un même souffle nous anime, que même loin de tout on se sent chez soi, près de personnes aimées. Ça me rappelle les Asmodays en 2015, ou la folie d'Essen en Allemagne, mais là ça va durer une semaine, j'imagine à peine. Seuls mes enfants me manquent.
Nous prenons congé de nos camarades de tablée et partons découvrir le bateau. Des bars, des salles de concert, un théâtre, un casino, un spa, des bars, des piscines, des salles de restaurant, des bars, un self, des bars. J'ai soif !
Bientôt nous quittons le quai l'aventure commence vraiment.
Devant nous l'aventure
Derrière nous Marseille




















4 pièces de 8 ça fait 32 ?

Premier soir, premier repas, dans la salle commune. Nous sommes placés, assis, face à face, seuls, autour de nous des meeples, et un doute atroce : Sera t'on placé ainsi toute la semaine ? Le Capitaine nous rassure, sacré Ker, il a pensé à tout. Il a été voir le chef de salle et dès le lendemain on pourra faire comme bon nous semble nous asseoir ici et là et là aussi si on veut, voir des gens et partager c'est pour ça qu'on a embarqué. Un repas plus que copieux plus tard. Nous partons vers la piscine gouter les volumes aquatiques des 4 pièces de huit. Le son est trop fort l'acoustique redoutable: près on devient sourd loin on entend rien.
Malgré tout l'ambiance est sympa, et j'essaie de capter quelques vidéos 


Journal d'un Meeple j-1




Un immeuble, mobile

Jour -1, avant propos, tôt le matin, 

Nos sacs sont bouclés le marathon des transports commence. Voiture, train, bus. Et plus de 4 h00 plus tard nous voici gare St Charles. Nous récupérons les clefs de l'appartement qu'une amie nous prête généreusement, déposons nos affaires et commençons l'aventure Meeple.

Bienvenue sur Mars(eille)

Vue du Fort St jean
L'équipage et le Capitaine ont pensé à tout. Dès Marseille et avant l'embarquement nous pouvons récupérer notre première Meeple map à la crypte du jeu une impressionnante boutique de jeux Marseillaise.
Les Meeple Maps sont des livrets jeu conçus pour nous inciter à visiter les villes escales en découvrant des lieux insolites au travers d'énigmes complexes.
Des espaces improbables
Nous passons du cour Julien au port, puis poussons jusqu'à la Major en contournant le fort St Jean.
Ma meepelista avale les kilomètres et je tire la patte.
La meepelista dégaine son appareil photo, ça va mitrailler
 De tours en détours nous visitons les vieux quartiers et finissons notre journée par un magnifique coucher de soleil sur le vieux port.
Lumières irréelles d'un jour qui s'achève
Notre première journée ludique s'achève. Un étrange sourire s'accroche à nos lèvres. Sans avoir embarqué, déjà la magie opère.

vendredi 18 janvier 2019

Tulipomania en mode prototypage

spéculation au pays des tulipes
Aujourd'hui c'est séance prototypage avec tulipomania un jeu qui se passe en hollande au 17ème siècle quand le duché d'Orange vibrait au rythme du marché des tulipes.
découpage en cours
Des bateaux, des cartes, des plateaux individuels, une roue d'action et quelques cubes
marché noir et plateaux individuels
roue d'action en 3 morceaux
des petits bateaux pour traverser la méditerranée et aller de Turquie en Hollande